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START Aime - L’impression 3D au service de l’art

Parait-il que l’art ne connaît pas de frontières... avec l’impression 3D, ça n’a jamais été aussi vrai ! Après les ingénieurs et les scientifiques, voilà que les artistes -séduits par les performances de la technologie et le champ des possibles qu’elle ouvre -s’emparent, à présent, de l’impression additive pour concevoir des œuvres uniques et originales.

DANS LA REGION, LE STUDIO STARK s’impose déjà comme une référence pour le prototypage, l’impression 3D et la mise en couleur. Petite visite guidée en compagnie du fondateur Gregory Stark, qui nous raconte tout, de la création des croquis à l’usinage. Il y a des personnes qui passent leur temps à courir après et d’autres qui naissent avec une grâce incroyable et de l’or entre les mains. Gregory Stark est de ceux-là... Passionné d’art visuel et de technologie depuis sa plus tendre enfance, le jeune quadra s’est instruit lui-même à la modélisation et à la sculpture 3D depuis plus de 15 ans. Le talent fait le reste... Dans son studio installé au 64, rue Victor Hugo au Cannet, c’est entre les créations en cours et les meilleures machines du marché qu’il nous reçoit pour nous montrer son travail. Un travail qu’il met à la disposition des sociétés de production pour les accessoires de films et des artistes, de plus en plus nombreux à le contacter pour réaliser leurs projets. Cette tendance va dans les deux sens, beaucoup d'artiste font appel à Gregory pour transformer leurs œuvres physiques en numérique. Une tendance dont s’amuse Gregory « pendant des années, nous, artistes numériques, avons cherché à rendre physique ce qu’on créait, maintenant, ce sont les artistes qui nous demandent de numériser leurs créations physiques ». Oui, tout est possible et non, tout le monde ne peut pas le faire ! S’ils sont souvent décriés par certains puristes de l’art qui voient l’impression 3D comme une pratique artistique que « tout le monde peut faire », il suffit d’écouter Gregory nous conter le processus de création pour s’apercevoir qu’il n’en est rien... bien au contraire. « Tout commence par un projet, une idée, un dessin, parfois juste un concept. Je commence par faire plusieurs croquis avant de commencer le sculptage en 3D, stylet en main, derrière mes tablettes et écrans. Puis, naît un premier prototype, souvent en ABS. En fonction des œuvres, viennent ensuite les études de faisabilité, les tests de stabilité, les simulations de gravité et la répartition des masses réalisés avec des logiciels spécifiques avant de passer dans le sas d’impression où mes machines vont imprimer en SLA (Stéréolithographie) qui emploient des résines thermodurcissables qui polymérisent la lumière jusqu'en 8K. Une fois l’impression faite, je « nettoie » l’objet de tous ses supports qui le maintiennent pendant l'impression.


L'objet est ensuite plongé dans un bain d'Isopropanol et/ou dans un bac à ultrason pour un nettoyage en profondeur des résidus, puis dans une machine à UV pour la post-polymérisation et consolider totalement l'objet. Je peux maintenant commencer le ponçage, au gros grain d’abord puis de plus en plus fin pour une finition optimale. L’objet est ensuite placé dans un moule en silicone que je construis spécifiquement pour celui-ci, afin d’injecter, par exemple, de la résine liquide synthétique après dégazage pour supprimer toutes les bulles. Ponçage, lustrage, on recommence de nombreuses fois pour un rendus optimal. Place ensuite à l’étude des couleurs, aux mélanges au «ml » prés et à la mise en couleur à l’aérographe et/ou aux pinceaux avec les peintures spécifiques haut de gamme.


L’objet est ensuite envoyé au vernissage, une étape délicate qui demande une grande attention pour donner à l'objet un aspect unique de qualité supérieure ». Un travail titanesque, à la fois très technique et très pointu nécessitant une grande connaissance de la technologie mais aussi des matières.


Des connaissances que Gregory a peaufiné au fil des années se perfectionnant d’expériences en expériences pour pouvoir répondre aux demandes de ses clients, même les plus improbables, «la dernière, un monsieur m’a contacté hier pour que je reproduise le buste en taille réelle de sa femme décédée récemment en me basant sur des photographies ». « Nous sommes les nouveaux sculpteurs argile, avec la différence que l’impression 3D nous permet un degré de précision inégalé qui ne met aucune limite aux créations les plus folles ».


Pour découvrir le travail de Gregory et ses autres talents : www.studio-stark.fr

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