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START News - Ils & elles START - Nicolas Demarchez - My Keeper à Bar-sur-Loup

Travailler en famille n’est pas toujours simple, c’était pourtant une évidence pour Nicolas Demarchez, son frère Jeremy et leur maman Evelyne. Mais s’ils se sont lancés tous les trois dans l’aventure My Keeper en 2016, c’est surtout parce qu’ils possédaient, ensemble, les compétences et le savoir-faire qu’il fallait pour créer, développer et commercialiser des solutions et technologies innovantes afin de rendre la sécurité accessible à tous. Explications!

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre entreprise ?

Tout a commencé lors d’un repas de famille. Ma cousine alors âgée de 13 ans ne pouvait pas aller faire son Jogging dans le parc car sa maman – ma tante – craignait qu’il lui arrive quelque chose. En discutant, on a fini par imaginer un petit objet connecté qui permettrait de prévenir la famille en cas de problème, elle a adoré l’idée et nous a dit que si on était capable de lui présenter un tel produit, alors ma cousine aurait le droit d’aller courir. « Challenge accepted », on a commencé à concevoir une gamme d’objets connectés basés sur un ensemble de technologies et services associés permettant d’assurer la sécurité des personnes dans leur vie quotidienne et au travail grâce à l’intervention possible des secours en cas de problème urgent.


La première solution développée est un petit « keeper » que l’on attache à ses clefs ou à son sac et qui permet en un seul clic d’envoyer des alertes à son cercle de « gardiens ». Famille et amis faisant partie de ce cercle reçoivent alors un sms et la géolocalisation en temps réel de la personne qui lance l’alerte. Cette solution est commercialisée à 29€ TTC sans abonnement.


L’autre solution est née suite à une demande de Monsieur le Maire de Bar-sur-Loup. Celui-ci cherchait un système efficace pour protéger les enseignants et les élèves de ses écoles des risques d’intrusions, attaques terroristes et autres catastrophes. Nous avons donc mené une enquête de terrain pour développer une technologie dédiée et concevoir l’objet parfait qui devait répondre à 4 exigences : être mobile, être muni d’un avertisseur sonore discret pour éviter les sirènes anxiogènes pour les petits et ne pas favoriser les intentions malveillantes, être en lien direct avec les forces de l’ordre et être mis en place sans travaux. C’est ce que nous avons fait, en ajoutant à notre balise une levée de doute, c’est-à-dire qu’un opérateur de sécurité va pouvoir faire une écoute discrète pour savoir ce qu’il se passe et si besoin communiquer avec la personne qui a envoyé l’alerte en lui demandant si tout va bien, s’il s’agit d’une erreur, d’un test, d’une démonstration etc. Cette solution est aujourd’hui commercialisée à partir de 480€ HT (balise + abonnement) pour une durée de 3 ans.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’entreprendre ?

C’était le bon moment ! Jeremy et moi finissions nos études et n’avions pas encore de réelles attaches, ma maman de son côté arrivait en fin de carrière. Si on a choisi de travailler en famille, ce n’est pas pour jouer la carte « family affair » absolument mais bien parce que l’on a des compétences complémentaires. Je suis moi-même issu de l’EDHEC, diplômé en Marketing, Jeremy est un développeur qui possède un double diplôme en Big Data et Intelligence Artificielle, quant à notre maman, elle est ingénieure de formation et a dirigé des centres de R&D toute sa vie. Nous ne pouvions faire autrement !


Combien de temps a pris le montage de projet ?

6 mois de réflexion avant la création de la société le 21 juin 2016 puis encore 6/7 mois avant la commercialisation de notre premier produit en janvier 2017. Les balises destinées aux écoles sont, elles, nées en septembre 2017.


Avez-vous bénéficié de l’aide d’un réseau d’entreprises, d’une association ou autre structure ?

On a commencé avec l’EDHEC qui nous accompagne encore aujourd’hui. Grâce à eux on a des locaux, à Paris, Lille et Nice et un soutien nécessaire lorsque l’on se lance dans une telle aventure. La CCI Nice Côte d’Azur et la Région Sud sont également très proches de nous.


Quelle a été la plus grande difficulté que vous ayez rencontrée ?

Quelle a été celle que nous n’avons pas rencontrée surtout (rires). J’ai l’impression que mon travail consiste principalement à contourner les difficultés les unes derrières les autres mais s’il fallait en retenir qu’une je dirais qu’il est très difficile de se faire connaître et de s’imposer sur un marché très normé lorsque l’on arrive avec un produit innovant. On se retrouve souvent confrontés à des personnes qui ne croient pas en l’innovation et préfèrent investir dans un système classique que tout le monde connaît bien qu’obsolète, archaïque et incomplet plutôt que de s’intéresser aux innovations que nous proposons. Heureusement, nous avons reçu le prix de l’innovation de l’AMF, l’Association des Maires de France, donc ça nous aide beaucoup !


Comment se passe votre journée type ?

Il n’y a pas vraiment de journées type mais plutôt des semaines type. Chaque lundi, nous faisons un point sur ce qui a été fait la semaine d’avant, ce qu’il faut faire cette semaine et les actions de chacun pour répondre aux urgences et aux priorités. Une fois cette revue faite, on part tous au front, par contre, et c’est une règle absolue, lorsque l’on rentre à la maison, on ne parle pas de travail. Nous vivons encore chez nos parents mon frère et moi alors hors de question que le diner du soir se transforme en réunion du matin.


Quelle est votre activité « feel good » au quotidien ?

Il y a quelque chose que je fais chaque jour et qui m’apporte énormément, c’est une sieste de 20 à 40 minutes après mon déjeuner. Je gagne en énergie, en efficacité et je suis capable de déplacer des montagnes après ça.


Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer ?

Si tu y crois et que tu travailles dur, fonce ! Ce ne sera jamais un échec, au mieux ce sera une leçon ! Autre conseil, commence en engageant le minimum de frais possible.


Si c’était à refaire ?

Dans l’absolu je ferais tout de la même manière mais je vous dirais cela quand j’aurais revendu ma boîte (rires).


Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de My Keeper

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